Neuroimagerie et jeux vidéos
Février 1010
Une étude de neuroimagerie sur un sujet étonnant, celui de la performance dans les jeux vidéos (Space Fortress), vient d’être menée à Pittsburg (USA). L’équipe de Kirk Erickson, par l’emploi de l’IRM à haute résolution, a testé trois structures cérébrales, le noyau accubens le noyau caudé et le putamen, en regard des performances au jeu Space Fortress. Les jeux vidéos de ce type demandent une habileté manuelle, une bonne coordination visuo-motrice, de la mémoire et une capacité de décision rapide.
Les joueurs dont le noyau caudé et le putamen sont les plus développées apprennent vite et mieux que les autres et, ceux dont le noyau accubens est le plus gros, ont les meilleures performances finales. (Publié dans Cérébral cortex, 20 janvier 2010). Une augmentation de la taille des aires cérébrales concernées par une performance avait déjà été montré pour les aires cérébrales dédiées à la musique.
Fin XIXe et début du XXe les seuls expériences possibles venaient des lésions. Elles ont montré que le tissu cérébral était nécessaire aux capacités humaines, au sens où son manque entraînait la disparition de la capacité ou un grave dysfonctionnement. Les études d'imagerie sont le corollaire de la démonstration des siècles passés. Ce n'est plus le manque, mais l’activité du tissu cérébral qui est maintenant testée. Et l'on arrive à un résultat concordant. De l’activité dépend la capacité et même la qualité de cette capacité. Il est probable que l’avenir confirmera ces travaux.
Nous
aurions par conséquent la
démonstration de la thèse réductionniste selon laquelle la
détermination des
capacités humaine est biologique... si dans le problème en cause ce qui
est
nécessaire était aussi suffisant. Que le tissu cérébral soit nécessaire
est
absolument démontré, mais il n’est pas démontré qu’il soit suffisant,
en tant
que tissus, et qu’il ne faille pas d’autres niveaux d’organisation pour
produire les capacités humaines.