Patrick Juignet, Philosciences.com, 2010
L’année passée (2009), une chercheuse brésilienne (Suzana Herculano-Houzel), en utilisant des techniques récentes, a dénombré les neurones et cellules gliales du cerveau humain Son résultat : environ 86 milliards, pour les neurones et autant pour les cellules gliales.
Citons l'auteur: "These studies also showed that the human brain is not exceptional in its cellular composition, as it was found to contain as many neuronal and non-neuronal cells as would be expected of a primate brain of its size. Additionally, the so-called overdeveloped human cerebral cortex holds only 19% of all brain neurons, a fraction that is similar to that found in other mammals".
Par
rapport aux primates, et comparativement à notre taille, nous sommes
dans la
moyenne et même en dessous, car le calcul comparatif dit que nous
devrions avoir 93 milliards de neurones.
Reproduisons un tableau comparatif :
Expected values
for a generic rodent and primate brains of 1.5 kg, and values observed
for the human brain (Azevedo et al., 2009).
Rodent
brain Primate
brain
Human brain
Brain
mass
1500 g
1500
g
1508 g
Total number of neurons in
brain
12 billion
93
billion
86 billion
Total number of non-neurons in brain 46
billion 112
billion
85 billion
Mass, cerebral
cortex
1154
g
1412 g
1233 g
Neurons, cerebral
cortex
2
billion
25 billion
16 billion
Relative size of the cerebral cortex
77%
94%
82%
Number of neurons in cerebral cortex
17%
27%
19%
La question qui
surgit alors est : d’où vient la
différence quantitative et qualitative sur le plan des performances
entre
nous et les autres primates, puisque le total des cellules neuronales
et des cellules gliales du cerveau (et du cortex en particulier) est
relativement moins importante ?
Voila une
question qui entre dans le cadre de notre recherche sur la
complexité. Si la différence de capacité ne tient pas au nombre,
d'où vient elle ? La réponse probable c'est qu'elle vient de la qualité de l'organisation.