Philo Sciences
Sciences du vivant
Synapses
tripartites (Participation
des astrocytes à la neurotransmission)
Patrick Juignet, Philosciences.com,
2010.
La notion de "synapse tripartite" a été présenté dans la revue
Cell
en 2006 par l'équipe de Stéhane Oliet (Incern, Bordeaux). Elle
désigne le fait, qu'en plus des deux neurones
pré et post
synaptiques, la cellule gliale est capable de détecter et de participer
au signal synaptique en libérant des molécules actives, les
gliotransmetteurs, tel que la D-sérine. Les astrocytes
libérant la
D-sérine augmentent le nombre des récepteurs NMDA et agissent
sur les récepteurs LTP. Ils favorisent donc la transmission
synaptique, mais aussi la plasticité cérébrale à long terme.
Récemment, la même équipe de recherche a mené un
travail sur l'hippocampe. Dans cette structure, qui est l'un des
supports pour les
activés d'apprentissage et de mémoire, il existe différent
territoires astrocytaires, indépendant les uns des autres. Un
seul
astrocyte contrôlerait la plasticité de toutes les synapses
présentes dans son arborescence (mais pas les
autres). La glie serait nécessaire au
fonctionnement des récepteurs NMDA (au glutamate) et LTP
(potentialisation à long terme), qui sont considérés comme le
sous jacent
neurologique principal des capacités mnésiques.
Si l'on associe cette nouvelle donnée à celles déjà connues
sur les neuromédiateurs et leurs nombreux
récepteurs, la
leçon à tirer de cette intervention des astrocytes, est que la
transmission synaptique et les liaisons interneuronales sont modulés de
manière très complexe et ne peuvent être assimilés à un réseau
électronique relié par des
série de portes ouvertes ou fermées. Nous proposerions plutôt l'idée
d'une modulation dynamique permanente.